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2019-10-08 15:26

Les « sociétés virtuelles » ou l’e-résidence selon Dubaï


Après l’Estonie et l’Azerbaïdjan, Dubaï est le troisième pays à lancer une résidence numérique pour la création et la gestion d’entreprise. Si le nom d’e-résidence estonienne peut être trompeur, celui de « société virtuelle » choisi ici peut l’être aussi.

La « société virtuelle » est, en effet, une société réelle, enregistrée localement, avec des obligations administratives, voire fiscales. Son ouverture est réservée aux non-résidents. L’adjectif « virtuel » doit ici se comprendre au sens qu’il n’est pas nécessaire de se déplacer à Dubaï, tous les documents peuvent être signés et soumis de façon électronique. L’identité devra bien sûr être vérifiée au préalable pour l’attribution d’une carte à puce. Et, pour cette étape, il faudra se rendre sur rendez-vous dans un centre agréé (14 actuellement, un seul en Europe de l’Ouest, au Royaume-Uni, deux en Europe de l’Est, en Ukraine et en Russie) et payer 75 € (plus taxe locale).

Il est courant de présenter Dubaï comme un paradis fiscal, un endroit sans impôt. Sauf que la société virtuelle ne peut être ouverte que par les résidents de pays ayant des accords d’échange d’informations fiscales avec Dubaï (101 pays à ce jour). Et, en vertu des accords internationaux, le travail réalisé dans un autre pays sera généralement taxé dans cet autre pays, même si la facture semble provenir de Dubaï. Dubaï vient, d'ailleurs, de signer un tel accord avec l’Union européenne pour être retiré de sa liste des pays mis au ban. Et si le chiffre d’affaires dépasse 100 000 dollars, il y aura des obligations à Dubaï en sus. La t.v.a. locale est de 5 %.

Les pays dont les résidents ne peuvent avoir de société virtuelle sont souvent d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Amérique du Sud, etc. Et, attention, l’ouverture d’un compte bancaire local n’est pas promise ! Tant pis pour ceux qui espéraient trouver une solution aux difficultés d’ouverture de compte bancaire en Estonie.

Pour le moment, la liste des activités autorisées est très réduite : développement informatique, cybersécurité, marketing sur les réseaux sociaux, édition, design…

La candidature s’effectue en ligne sur vccdubai.ae ou dans les 11 bureaux de VFS Global à travers le monde. Les frais pour la société sont de 200 dirhams des Émirats arabes unis pour le nom et 670 dirhams par an pour la licence (soit environ 50 € et 130 € respectivement), un coût dégressif en fonction de la durée choisie.

Pour le moment, cette solution ne garantit pas de résidence à Dubaï, mais les autorités réfléchissent à un visa simplifié.

À moins d'avoir une âme de testeur, nous ne recommandons pas l’option de la société virtuelle à Dubaï pour le moment, nous attendons de voir comment les choses se passent la première année afin d’en mesurer l’efficacité et l’engagement des autorités locales dans le projet.



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