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2018-01-23 13:21

Le mirage des revenus passifs


Des personnes vendent des méthodes pour vivre de revenus passifs, tout en étant « nomade digital » par exemple. C'est souvent un mirage.

Des revenus passifs, ce sont par exemple des intérêts d'un placement sur un livret, des actions à rendement sur le long terme, etc. Si vous regardez les méthodes vendues sur Internet, il s'agit plutôt de gagner de l'argent avec un blog ou une chaine Youtube, du drop shipping (acheter des produits, les livrer à Amazon et les vendre par le biais du vépéciste, par exemple)... Or alimenter un blog (se documenter, écrire, publier...) ou faire des vidéo (filmer, monter, etc.), cela prend du temps, c'est une tache active, et pas si nombreux sont ceux qui réussissent à en tirer des revenus suffisants. Même chose concernant le drop shipping (il faut trouver les bons produits, préparer les argumentaires commerciaux, s'occuper du service apres-vente). Oui, il est possible de sous-traiter les différentes tâches, mais quand on démarre sans argent, ce n'est pas facile. Et, quand bien même, diriger une équipe reste une tâche active. Certains font miroiter des revenus à long terme, en réalité avec Internet la nouvelle information écrase souvent l'ancienne et il faut en permanence produire du nouveau contenu pour rester à la surface : à votre avis, pourquoi ces vendeurs de solutions miracles font-ils des vidéos sur Youtube jour après jour, trop souvent pour redire la même chose ?

Respect de la fiscalité
Les « nomades digitaux » utilisent souvent la théorie des cinq drapeaux : passer du temps dans un ou plusieurs pays où les revenus de source étrangère ne sont pas taxés, avoir la société dans un autre pays (un paradis fiscal, si possible), etc. Ils se disent que, comme cela, il n'y aura aucun impôt à payer. Sauf que dans de très nombreux cas, le montage est bancal : il est valable pour les revenus passifs. Or, comme nous l'avons vu juste avant, ce n'est pas le cas pour de nombreuses sortes de revenus déclarés à tort « passifs ». Si, par exemple, vous remplissez un blog depuis Malte la moitié de l'année en y étant résident, c'est à Malte que vous devez payer des impôts, pas à Hong Kong où vous y avez une société à qui appartient le blog (logique, vous utilisez les infrastructures de Malte). Même chose si, depuis Malte, vous dirigez une multitude de sous-traitants pour le compte de la société de Hong Kong. C'est écrit dans l'accord fiscal entre ces deux pays, ainsi que la liste des « bonnes manières » de l'OCDE.

Respect des visas
Dernier point : si vous restez avec un visa touristique en Thaïlande par exemple, vous n'avez pas le droit d'y travailler. Remplir votre blog à distance pour le compte d'une société à Hong Kong depuis une plage de Phuket fait de vous un travailleur non déclaré.



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